ENVENIMATION
ET
INTOXICATION
 





ENVENIMATIONS

- Symptômes :
* gonflement de la région mordue ou piquée
* troubles nerveux : phase d'agitation, puis rapidement hypotension, abattement, prostation avec tremblements, dilatation des pupilles, évolution possible vers le collapsus, le coma et la mort
* symptômes digestifs : hypersalivation, vomissements et diarrhées sont fréquents lors d'envenimation
* irritations cutanées et oculaires par contact avec le venin
* difficultés respiratoires

- Conduite à tenir :
* rester calme pour ne pas stresser le chien
* porter le chien pour limiter la diffusion de venin et éviter l'accélération du rythme cardiaque
* appliquer des compresses froides pour ralentir l'évolution de l'oedème
* rincer les yeux et la bouche pour éliminer le venin
* emmener le chien chez un vétérinaire

- Ne pas faire :
* inciser ou cautériser la plaie
* aspirer le venin avec la bouche
* poser un garrot car on risque de concentrer le venin


INTOXICATIONS

- Les toxiques ménagers :
eau de javel, éthylène glycol (antigel), désinfectants, savons, nitrates nitrites, chocolat, oignon...

- les toxiques agricoles :
taupicides (strychnine), herbicides, molluscicides (métaldéhyde), insecticides, rodenticides s(scsrimidine, chlorasole, vitamine D3, anti-vitamine K)

- les vapeurs ménagères :
produits de combustion incomplète du méthane issus des chaudières à gaz ou des gazinières (chiens enfermés dans des caves ou dans des cuisines), monoxyde de carbone issu d'un pot d'échappement (chien enfermé dans un garage ou dans un coffre de voiture), acroléine provenant de graisses surchauffées (poële de graisse prenant feu dans une cuisine où un chien est enfermé

- les plantes :
arum, dieffenbachia, ficus, laurier rose, muguet, poinseltia, philodendron, ricin

SYMPTOMES
- Insecticides, taupicides, molluscicides, crimidine et certains herbicides : on retrouve essentiellement, selon le toxique, de l'hypersalivation, des troubles digestifs et des symptômes neurologiques de type tremblement, convulsion voire coma.  

- Désinfectants, eau de javel, certains herbicides : troubles digestifs (vomissements, diarrhées) irritations cutanées.

- Antigel pour voiture : troubles digestifs (vomissements, douleurs abdominales), agitation puis torpeur voire coma, troubles urinaires, difficultés respiratoires et insuffisance cardiaque.

- Raticide ou souricide (anti-vitamine K) : anticoagulant provoquant des hémorragies à différents endroits (sous-cutanées, pulmonaires, intestinales, vésicales...) avec pâleur des muqueuses, anémie et fatigue. Les symptômes peuvent n'apparaître que quelques jours après l'ingestion du toxique.

- Vapeurs toxiques : maux de tête, paralysie progressive, perte de conscience allant jusqu'au coma, insuffisance respiratoire, collapsus et mort.

- Nitrates/Nitrites : atteinte digestive (salivation, vomissement, diarrhée), faiblesse musculaire, difficultés locomotrices et insuffisance respiratoire.

- Les plantes : la majorité des plantes toxiques entraînent des symptômes digestifs plus ou moins graves (vomissements, diarrhées, douleurs abdominales, coliques). Mais certaines peuvent en plus provoquer des troubles cardiaques (laurier rose, muguet, colchique, gui) des atteintes rénales (dieffenbachia, arum, philodendron) ou une mort rapide (ricin).

INTERVENTIONS

Si le chien ne présente pas de symptôme, si le produit est non caustique et non vulnérant, et si l'ingestion vient d'arriver, on peut essayer de faire vomir l'animal en lui faisant avaler de l'eau oxygénée diluée ou de l'eau très salée.
En cas d'inhalation de vapeurs toxiques, effectuer une hyperventilation, oxygénation et ajouter un traitement de soutien (voir avec un vétérinaire).
Dans tous les cas, il est impératif d'amener le chien chez un vétérinaire le plus rapidement possible avec le produit absorbé. Si l'origine de l'intoxication est inconnue, noter le plus précisément le début des symptômes et leur évolution.

ALLERGIES

En réaction allergique à certains venins ou toxiques, le chien peut faire ce qu'on appelle un choc anaphylactique, avec parfois enflure démesurée de la tête (oedeme de Quincke) pouvant conduire en particulier à une détresse cardio-respiratoire. Dans ce cas, on mettra en oeuvre les soins d'urgence décrit dans la page "arrêt cardio-vasculaire", avant de diriger le chien en extrême urgence vers une clinique vétérinaire.

 





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